Poésie


Le cœur des autres


Le temps d'un sourire lors d'un instant de tendresse j'ai entrevue ton cœur. Je l'ai bercé du regard, comme un bébé naissant. Nouveau né de mon amour ou fol espoir d'un avenir incertain.


Un univers sans Soleil est un monde sans mouvements.


Chaque personne trouve l'étoile qui fait tourner les planètes de son univers. La vie est une rotation, passé, présent et futur. Tout se qui tourne repasse toujours, c'est le cycle de la vie. C'est ce qui fait d'un amour d'antan l'essence même de l'amour naissant.


Un soleil qui s'éteint est un amour qui se meurt.


Au moment où ta lumière quittera mon regard, je serai perdu dans le noir. Me guidant sur le souvenir du mouvement de ma vie autours de toi. Toutes mes planètes seront confuses car leurs mouvements seront déréglés sans l'attirance de ta gravité. Je pourrai toujours fermer les yeux et ta lumière sera mon phare dans le noir.


Un univers sans soleil est un vaisseau qui vogue dans la nuit.


Les marins du monde ont longtemps guidés leurs bateaux dans l'obscurité sans l'aide de l'astre du jour. Ils levaient les yeux vers la voûte étoilée et choisissaient une destinée qui les guiderait dans le noir. L'étoile de la nuit devenant le chemin qui les conduirait vers le jour nouveau.


Si la nuit tu pleures le Soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles.*


Une étoile est un soleil lointain qui peut devenir l'essence du mouvement de ton cœur. Sa faible lumière peut emplir le vide laissé par les peines passées. Sèche tes yeux et regarde le dégel, sens sa chaleur envahir ton être. Laisse toi tourné par le cercle de la destinée. Ton univers sans mouvement s'anime, car toi aussi tu deviens pour quelqu'un le soleil.


Ton cœur éclaire donc le mien....Je te rendrai ta lumière et nous tourneront le temps de notre histoire.


J'ai fermé les yeux à se moment et mon regard a quitté le tiens, nos mains se sont lâchés. Ensuite je t'ai vue t'éloigner, deux soleils qui se séparent perdent de leurs éclats. Sache que le cœur des autres ne sera jamais aussi clair que le mien en ta présence


Yannick-Carl Demers / 2005